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Les
Editoriales de l'encart départemental.
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RENTREE
DES CLASSES REUSSIE ? ATTENDONS LA SUITE !
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En
apparence, la rentrée 2008/2009 s’est bien
passée, puisque les seuils d’ouverture et de
fermeture de classes dans le 1er degré en Loire Atlantique
ont été respectés.
Formidable
! Mais où se sont faites les 11 500 suppression de
postes cette année ?
La
première vague de grippe nous renseignera : il n’y
aura plus de remplaçants pour intervenir sur les
postes des enseignants malades.
Dans le guide des parents, que certains d’entre nous
ont reçu dans leur école, on nous parle d’un
service d’accueil, mais qui l’assurera, dans
quelles conditions sera-t-il mis en place, quelles seront
les personnes qui s’occuperont de nos enfants ?
Dès
la rentrée, probablement à cause d’une
erreur d’appréciation de l’éducation
nationale, certaines classes se sont retrouvées sans
leur enseignant.
Ce
ne sont que des prémices, la réforme des lycées
et collèges qui s’annonce pour la prochaine
rentrée ne présage rien qui vaille : diminution
des options, offres de modules généraux et
de spécialisation (les enseignements généraux
seraient le français, les maths, les 2 langues vivantes,
la philosophie et l’EPS).
Et n’oublions pas la suppression annoncée de
13500 postes en 2009 !
C’est 10 % des effectifs de l’éducation
nationale qui disparaissent.
L’avenir
des maternelles est lui aussi menacé : les récentes
déclarations du ministre Darcos qui affirme que «
c’est du gâchis de payer des bac + 5 pour changer
des couches » nous font froid dans le dos. Quelle
ignorance ! quelle mépris pour notre école
maternelle…
Nous
devons continuer à montrer que nous ne sommes pas
dupes, tous ensemble et inlassablement, malgré une
communication gouvernementale qui veut nous convaincre du
bien fondé de ses mesures.
Nous ne
laisserons pas l’entreprise Darcos poursuivre la démolition
de notre école de la République. |
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La
Loire Atlantique fait figure de mauvaise élève
!
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La
mobilisation perdure en Loire Atlantique, au grand dam de
notre tout nouvel Inspecteur d’Académie.
«
Les enseignants sont récalcitrants, les parents d’élèves
inquiets: il faudra s’y faire » dit Monsieur
Renault dans les colonnes d’un quotidien.
Les dirigeants nationaux ou ligériens ne savent plus
quoi faire pour calmer la rébellion causée
par leurs réformes.
La
dérision ministérielle, le fatalisme académique
démontrent une impuissance à calmer les mobilisations.
Parents
et enseignants respectent trop l’école publique
pour ne pas vouloir l’abîmer, ce qui n’est
apparemment pas le souci qui anime les têtes pensantes
de l’Education Nationale.
Occuper
les écoles publiques, le jour, la nuit, ce n’est
ni de l’hommage à Sheila ni du caravaning,
c’est le seul recours que nous laissent ministre et
inspecteur d’académie, lorsqu’ils refusent
de nous écouter, de nous entendre, de prendre en
compte nos critiques et nos propositions.
Les
réformes Darcos ne sont pas sociales, elles fabriquent
une école élitiste, dans laquelle les 15%
d’enfants les plus fragiles seront encore plus pénalisés
par un surcroit d’heures qualifiées d’«
aides aux enfants en difficulté» et tous devront
ingurgiter des programmes lourds et indigestes avec deux
heures de classe en moins, augmentant ainsi le nombre d’élèves
potentiellement en difficultés.
Nous
ne nous ferons pas à cette école dont nous
ne voulons pas et qu’on nous impose.
Cette école qui fabriquera des travailleurs dociles
et formatés, qui sauront sans doute faire des règles
de trois, mais n’auront hélas pas appris à
l’école : la réflexion, l’esprit
de solidarité et de citoyenneté, le vivre
ensemble dans la tolérance et le respect de l’autre.
Monsieur
Renault, Monsieur Darcos, nous vous donnons rendez vous à
la rentrée, où, n’en doutons pas, en Loire
Atlantique, la mobilisation risque, encore et toujours de
vous déplaire.
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IL
N’Y A PAS PLUS SOURD QUE CELUI QUI NE VEUT PAS ENTENDRE
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Malgré
l’inquiétude des parents d’élèves
à travers toute la France, et de celle de la plupart
des membres de la communauté éducative, enseignants,
personnel Rased, etc….
Malgré
le tollé provoqué par l’annonce des
suppressions massives de postes, par les nouveaux programmes
qui seront mis en place à la rentrée prochaine
et les aménagements du temps scolaire, qui suscitent
bien des interrogations tant des familles que des collectivités
locales,
Malgré
le mécontentement grandissant, qui se matérialise
de plus en plus par des mobilisations importantes dans les
rues de toutes les villes françaises, de parents,
et d’élèves de primaire, collège,
et lycée
Monsieur
DARCOS, ministre de l’Education Nationale,
fait la sourde oreille.
Il persiste dans
ses résolutions à faire appliquer ses réformes,
en se contentant de retirer avec parcimonie quelques éléments
insignifiants, pour tenter de faire avaler la pilule. Il
poursuit sa réflexion sur de nouveaux changements,
notamment pour les programmes des lycées,
Il prétend lutter contre l’échec scolaire.
Il réduit le nombre de postes d’enseignants,
sous prétexte que le nombre ne fait pas la réussite…
mais quand on constate le nombre d’heures d’enseignement
perdues dans les établissements scolaires, on ne
peut que regretter qu’il ne soient pas plus nombreux,
afin de couvrir les besoins.
Nous sommes dans
la plus grande confusion, en attendant les décrets
d’application des réformes du primaire qui
ne sont pas toujours pas parus! Pourtant, le temps presse,
la fin de l’année scolaire se rapproche, et
tout doit être organisé entre parents, enseignants
et municipalités dans les semaines à venir.
Notre ministre, qui se dit soucieux du bon fonctionnement
de l’école, n’applique pas les bonnes
mesures pour y parvenir…
Nous
continuerons donc à vous appeler à manifester
dans les jours qui viennent contre les réformes de
Mr Darcos, qui nous ramène 40 ans en arrière.
On ne peut pas avancer en retournant sur ses pas…
Restons
mobilisés, pour que chacun de nos enfants soit scolarisé
dans les meilleures conditions, et que l’école
publique du 21 ème siècle soit une réussite
pour tous. |
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ET
SI ON PARLAIT LAICITE !!!!! |
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Nous
ne pouvons pas accepter que les propos de Nicolas Sarkosy
fassent loi !
La FCPE reste et restera viscéralement attachée
à la laïcité, valeur qui s’est
penchée sur son berceau et que depuis elle défend
becs et ongles. La vigilance s’impose dans une société
que nos gouvernants veulent chaque jour, plus tournée
vers le libéralisme, le profit, l’exigence
de résultat immédiat, au mépris des
valeurs porteuses de notre république qui sont inscrites
dans le marbre de sa constitution. Une société
dans laquelle morale et travail (pour qui ?) seront les
maîtres mots : travail, famille, patrie : cela ne
vous rappelle rien ?
Que
serait notre système scolaire sans la laïcité
? Une école libérale, dans laquelle ne prévaudrait
que la réussite des meilleurs, où chaque famille
ferait son marché pour sélectionner le meilleur
établissement bien fréquenté, affublé
des meilleurs résultats aux examens dans lequel chacun
se retrouve entre soi, et dans lequel ces chères
petites têtes blondes auront les meilleures chances
d’accéder à LA Réussite. Le système
dans lequel les enfants « les moins bons » seraient
soigneusement regroupés dans les établissements
de leurs quartiers, dans lesquels évidemment, on
affecterait les meilleurs enseignants, des pédagogies
innovantes et des budgets conséquents !!! Même
Gaby Cohn-Bendit y a cru, avant de déchanter !
C’est justement de cette école que nous ne
voulons pas.
L’Ecole que vous, adhérents de la FCPE, défendez
chaque jour, c’est l’école du vivre ensemble.
L’Ecole de tous nos enfants, sans distinction sociale,
religieuse ou ethnique.
Cette Ecole bigarrée, multiculturelle, dans laquelle
il fait bon vivre ensemble, jouer ensemble, étudier
ensemble, bref apprendre à l’intérieur
des murs sécurisés des établissements
scolaires,
les règles de vie commune d’une société
solidaire, où chacun trouve harmonieusement sa place.
Utopie,
me direz-vous ?
Je veux
croire que non, que notre engagement quotidien, auprès
de nos partenaires, partageant les mêmes valeurs de
laïcité, finira par porter les fruits que nous
attendons tous.
Nous ne pouvons pas regarder impassibles, la casse de notre
école publique que Nicolas Sarkosy et son fidèle
petit soldat Xavier Darcos s’emploient jour après
jour, avec conviction et opiniâtreté, à
organiser.
Bon courage
à tous. |
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De
l’Ecole de la République à Celle de la
stigmatisation, de la ghettoïsation, et de la concurrence
entre écoles, |
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Selon les dernières
annonces du Ministère de l’Education Nationale,
un nouveau système d’évaluation sera
mis en place dès l’année scolaire 2008/2009,
pour les élèves de CE1 et de CM2. Les résultats
des écoles devraient être publiés au
niveau national , de manière « transparente
» sur internet
Si la FCPE estime
que l’évaluation des élèves est
indispensable pour définir les politiques d’établissement
d’aide aux enfants en difficulté et les moyens
nécessaires à leur mise en œuvre, elle
refuse que ces résultats soient publiés au
niveau national, par internet ou quelque autre media. Elle
craint que cette mesure ne pousse les familles à
éviter certains établissements.
Car on peut se
poser la question de la pertinence d’une telle mesure
?
Que cherche donc Xavier Darcos en mettant ainsi les écoles
en concurrence ?
Il prétend
réduire le pourcentage d’enfants en situation
d’échec scolaire de 15 à 5 % en trois
ans et pour cela il s’inspire du système britannique
! Il est vrai qu’en ce qui concerne l’école
à deux vitesses, les britanniques sont champions
d’Europe…
Au vu des suppressions
massives de postes dans l’enseignement, quels moyens
va-t-il mettre en place pour prendre en charge les élèves
les plus en difficulté ?
Ne devons-nous pas craindre de voir les écoles ainsi
mises en concurrence tricher sur leurs résultats
?
La suppression
de la sectorisation n’étant pas une mesure
suffisante pour mettre à mal les écoles dans
les quartiers sensibles, le Ministre pense-t-il que la discrimination
fera le reste, et que ces écoles de ZEP ne seront
plus que des ghettos en zone de non-droit, qui pourront
alors fermer leurs portes ?
C’est
la mixité sociale qui risque de disparaître dans
ces écoles sensibles. Or cette mixité fait partie
de la richesse de notre société, elle est un
facteur de réduction de la fracture sociale et
participe ainsi à diminuer le nombre d’élèves
en grande difficulté. |
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La
valse du ministre sur le rythme effréné des
réformes ! |
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Xavier
Darcos, ministre de l’Education Nationale connaît-il
la valeur de l’écoute et du travail en équipe
?
Bonne
question ! Examinons un cas d’école : la «semaine
des quatre jeudis»
Si
ses hésitations, et ses diverses annonces, étaient
les fruits d’une concertation menée avec ses
partenaires, nous ne pourrions que nous en réjouir,
mais….
Afin
de faciliter la vie quotidienne des familles, en mettant
fin aux disparités des rythmes scolaires de l’enfant,
le ministre affirme que tous les enfants doivent avoir la
même semaine d’école et choisit, seul,
la semaine de quatre jours comme modèle unique.
Mais
un mois plus tard, voilà que la semaine de quatre
jours évolue vers une semaine de quatre jours et
demi, organisée au choix des municipalités
et des conseils d’école : retour à la
case départ.
Nous
nous interrogeons, au-delà du fond, sur les démarches
préalables aux décisions !
Monsieur
Darcos, serait-il victime de l’épidémie
gouvernementale de « réformite » aigüe
? Chaque jour, son ministère annonce la formation
de groupes de travail: programmes de primaire, évaluation
de fin de CM2, semaine de quatre jours, organisation du
baccalauréat etc…
Avant
même que ces groupes n’aient eu le temps de
se réunir, les réformes sont annoncées
!
Nous ne pouvons pas accepter ce simulacre de démocratie.
L’éducation
de nos enfants et l’avenir du service public d’éducation
sont des sujets trop sérieux pour devenir les enjeux
de la médiatisation de l’hyper-action ministérielle.
Que
le temps des réflexions nécessaires, menées
dans un esprit de concertation et de construction, soit
le socle des réformes nécessaires de notre
Ecole du XXIe siècle.
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Education
nationale Rien ne va plus !
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Les
années se succèdent, et les suppressions de
milliers de postes d’enseignants aussi.
Mais
cela ne suffit pas !
Car,
depuis l’investiture du nouveau gouvernement, chaque
jour (ou presque) le ministre de l’Education nationale
nous sort de son chapeau magique de nouvelles mesures comme
l’assouplissement et la suppression progressive de
la carte scolaire, l’application à nouveau
de l’article 89 concernant l’obligation pour
une municipalité de financer la scolarisation d’un
enfant dans un établissement privé situé
dans une autre commune, malgré l’avis défavorable
donné précédemment par le Conseil d’Etat.
Le
seul but affiché à ce jour par le gouvernement,
est de faire des économies. Par conséquence
il se désengage, mettant en péril l’institution
qui est supposé être accessible à tous
les élèves et que, à cause de ces mesures
« en cascade », le devient de moins en moins.
Mais
ses préconisations les plus inquiétantes sont
le retour à l’examen en fin de CM 2 et la suppression
du collège unique, sans nous dire pour autant que
deviendront les élèves qui auront échoué
à cet examen.
La
FCPE n’acceptera pas que l’égalité
des chances soit remise en question et restera vigilante
sur ce sujet.
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L’école
doit-elle s’ouvrir au monde de la marchandisation
?
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La
période des examens de fin d’année
et les polémiques qui ont eu lieu au sujet des
méthodes de parution des examens ont ouvert un
débat qui, à mon sens, n’est pas près
de s’éteindre.
L’exigence
légitime de modernité et d’efficacité
doit–elle, dans l’école d’aujourd’hui
et de demain faire oublier l’égalité
de tous au sein d’un système public d’éducation
? Doit-elle pousser l’institution à obéir
aux sirènes de la marchandisation et à se
livrer pieds et poings liés aux exigences des entreprises
privées ?
Or
celles-ci sont nombreuses à guetter le moment propice
pour s’introduire subrepticement dans les établissements
:
-
Opérateurs privés Internet ou téléphonie
mobile qui posent des exigences de priorité en
terme de communication des résultats des examens.
-
Officines privées qui se sont déjà
proposées comme partenaires éventuels
dans le programme de soutien scolaire, annoncé
par le gouvernement.
-
Certaines banques qui, démarchent sans vergogne
les lycéens avec la complicité des établissements.
-
Les entreprises qui recrutent sans état d’âme
les meilleurs élèves des filières
professionnelles avant qu’ils aient obtenu leur
diplôme
L’éducation
nationale est un service public, et à ce titre
elle doit se libérer de toutes pressions d’entreprises
privées quelles qu’elles soient.
L’école
doit rester son propre recours, aussi bien en terme de
fonctionnement que de pédagogie.
L’école doit rester un lieu où tous
les élèves sont à l’abri de
toute sollicitation marchande.
Donc,
pour répondre à notre questionnement de
départ la réponse est NON.
La
FCPE restera attentive à ce que l’adaptation
légitime de l’institution scolaire à
la modernisation ne se fasse pas au détriment des
valeurs fondamentales de l’école publique
: laïcité, gratuité, égalité
de tous.
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L’école
de demain…
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A
l’aube de ce nouveau quinquennat, les parents FCPE
sont profondément inquiets.
Certes
tout au long de ces dernières années, la
FCPE n’a eu de cesse de dénoncer les atteintes
successives aux valeurs fondamentales de la République.
Mais aujourd’hui, face aux valeurs affichées
par la nouvelle majorité, ce ne sont plus de simples
menaces que nous ressentons, mais un véritable
et réel danger pour notre école.
La
co-éducation que nous avons voulue et défendue,
est balayée d’un revers de manche : plus
de parents à l’école, tout juste des
consommateurs d’un système éducatif
où la loi du marché prévaut sur l’intérêt
général. Des parents responsables a priori,
des parents montrés du doigt sans même avoir
eu le droit de réponse.
L’école
pour tous devient peu à peu l’école
de quelques-uns, ceux qui auront les moyens de choisir
un établissement pour ses performances présumées
ou affichées. Les autres ? Ils auront tout juste
le droit de prendre ce qui restera. Mais que restera-t-il
quand on aura vidé les établissements de
leur contenu ? Quand on aura, par des manœuvres ultra-libérales,
instauré la concurrence à l’intérieur
du service public ? Quand on aura mis dos à dos
les enseignants et les parents ?
Non,
ce n’est pas ce que nous voulons. Plus que jamais
défendons haut et fort notre place dans la communauté
éducative. Pour défendre plus encore ceux
qui déjà ont perdu le droit à la
parole. Défendons un véritable service public
d’éducation.
Pourtant
nombre de parents semblent déjà avoir baissé
les bras. Les conseils locaux ne fédèrent
plus comme auparavant. Fatalisme, intimidation, absence
de conviction ? Il est peut-être encore trop tôt
pour se prononcer. Mais qu’attend-on de la FCPE
? Toutes ces questions méritent réflexion.
Et au terme de 60 années d’existence, c’est
tout l’enjeu de notre association qui se pose aujourd’hui.
Parce
que nos anciens nous ont légué le fruit
de leurs combats, parce que plus que jamais tous les enfants
ont besoin de l’école pour s’intégrer
à la société, la FCPE se doit d’être
à la hauteur des espérances des parents
et le défenseur de l’école, qu’ensemble,
nous construirons.
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Bilan
d’un quinquennat » : constatations de fin de
règne : Le service public d’éducation
est en danger !
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Pour
les parents d’élèves FCPE, le bilan
de ces dernières années est catastrophique,
les mesures qui se sont succédées ont démontré
une volonté forte, déterminée et
constante de casser le service public d’éducation.
-
Absence
de statut délégué-parents dans
un décret qui a malgré tout l’intérêt
de clarifier la place des parents dans l’école.
-
Diminution du nombre de parents d’élèves
présents lors des conseils de discipline.
-
Création des établissements publics d’enseignement
primaire qui ne prévoit qu’une représentation
dérisoire des parents, la présidence et
50% des membres du CA étant des élus.
-
Boulimie de circulaires : la lecture, le calcul, la
grammaire, les leçons de mots, les programmes.
Qui veut-on convaincre que les écoliers de France
ne savaient ni lire, ni écrire, ni compter, ni
parler avant Gilles de Robien. ? Qui veut on rassurer
? Sûrement pas les parents qui voient d’un
œil inquiet une critique sous jacente mais constante
de ce qui se fait à l’école et laisse
planer le doute sur la pertinence des pratiques des
enseignants.
-
Réduction drastique des moyens accordés
au système éducatif : 5000 postes équivalents
temps plein qui vont disparaître au niveau national.
Comment alors mettre sérieusement en œuvre
la circulaire de rentrée « égalité
des chances » et garantir pour chaque enfant l’accession
à la réussite à laquelle il a droit,
quelque soit l’endroit où il apprend ?
L’avenir
d’un pays réside dans celui de sa jeunesse.
Réduire
les coûts afférents à l’éducation
des jeunes, est un bien mauvais pari sur l’avenir.
Les parents d’élèves FCPE laissent
la responsabilité des choix politiques à
qui de droit, et en attendant des jours meilleurs continueront
à lutter pied à pied contre une politique
éducative désastreuse dont leurs enfants,
et en particulier les plus fragiles d’entre eux,
font les frais quotidiennement.
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60
ans d’espoir, 60 ans de combat !
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Sur
les bases fondatrices de la FCPE, le Conseil Départemental
des Parents d’Élèves de Loire-Atlantique
a construit son identité et ce qu’il est
aujourd’hui.
Élèves
d’hier, parents d’aujourd’hui, ce sont
des générations de militants qui se sont
succédées pour faire vivre les revendications
d’une école plus juste, plus égalitaire
et porteuse des valeurs républicaines.
Dans
un contexte local où la dualité de l’enseignement
est fortement implantée, les combats ont successivement
permis :
-
d’ouvrir des écoles, des collèges
et des lycées publics en milieu rural
-
d’obtenir la gratuité des manuels scolaires
au collège et au lycée
-
d’intégrer les enfants en situation de
handicap
-
d’affirmer la place des parents à l’école
et reconnaître leur participation et celle des
enfants à tous les niveaux de décision
C’est
au prix de ces combats et grâce à la ténacité
des parents qui se sont relayés au cours de ces
six décennies que la FCPE a affirmé sa place
de première association de parents d’élèves
de l’enseignement public en Loire-Atlantique.
Mais
rien n’est jamais acquis. De nombreux combats restent
à mener, notamment celui de la gratuité
qui est trop souvent malmenée.
Le
16 février 2007, le CDPE44 soufflera ses 60 bougies.
Soyons
fiers d’avoir assuré la pérennité
des actions de nos aînés.
Soyons
fiers de porter dans nos combats de demain l’espoir
de la jeunesse d’aujourd’hui.
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Education
Nationale et ouverture d’esprit : cohabitation impossible
?
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Monsieur
de Robien devrait lever les yeux de ses dossiers et
circulaires et sortir plus souvent de son bureau.
Il semble avoir oublié une vérité
première : dans les écoles et devant les
maîtres, des enfants vivent et apprennent au quotidien.
Qui dit enfants, dit diversité et c’est
tout ce qui fait la richesse de notre école et
plus largement de notre pays.
Apprend
–on à lire de la même façon
et au même rythme, lorsque l’on est un enfant
primo arrivant, en situation de handicap, surdoué….
?
Tous les enfants sont-ils égaux devant un livre
?
Non,
nous le savons bien, alors comment penser qu’une
seule et unique méthode pourra permettre à
tous les petits écoliers de France de s’emparer
du plaisir de la lecture !
Bien
sûr, dans une grande maison comme l’Education
Nationale, les règles et les circulaires sont
nécessaires, mais :
-
Comment concilier, respect des circulaires et respect
des enfants ?
-
Comment concilier respect des circulaires et réussites
des apprentissages ?
Par
la confiance aux enseignants, aux parents et aux enfants,
par l’ouverture et la curiosité d’esprit,
par l’acceptation de pratiques innovantes s’adaptant
aux capacités des élèves.
Monsieur De Robien condamne une méthode déjà
enterrée depuis bien longtemps et prône
une méthode unique, véritable sésame
vers la réussite, exige une obéissance
aveugle de ses personnels, fustige et punit les enseignants
qui font preuve de réalisme et de courage,.Enfin
il accepte l’appel à la délation
anonyme des maîtres par des parents mécontents.
Faisons
confiance à nos enseignants, ce sont eux qui
vivent au quotidien avec nos enfants, qui se démènent
pour que tous fassent les apprentissages nécessaires
à leur avenir de citoyen.
Ce sont eux qui, dans le respect des textes, cherchent
des solutions adaptées afin que tous les élèves
acquièrent la connaissance fondamentale qu’est
la lecture.
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MISE
A MORT !
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La
sonnerie de rentrée des écoles a tout
juste retenti que notre école publique est
clouée au pilori !
Nous
entendons et nous lisons quasi quotidiennement dans
la bouche de certains politiques ou dans les lignes
de certains media que l’école publique
est le lieu par excellence de l’indiscipline,
de la violence, de l’antithèse des apprentissages,
du laisser aller !
Oui
l’école publique est en danger, mais
pas pour les raisons que l’on veut bien nous
faire croire.
Dans
les écoles publiques, nos enfants apprennent
comme partout ailleurs. Ils y connaissent les mêmes
difficultés et les mêmes satisfactions
que leurs camarades dont les parents ont fait des
choix bien moins laïques. Ils y construisent
leur avenir et y trouvent des équipes pour
les aider. Des équipes qui croient en eux,
qui croient en l’école pour tous les
jeunes, sans distinction ethnique, sociologique ou
économique.
Mais
dans nos écoles, les personnels et les enfants
souffrent. Ils manquent de reconnaissance, de confiance,
d’écoute et de soutien de la part de
leur ministère de tutelle. Car à force
de stigmatiser les établissements en difficulté,
nos dirigeants politiques atteignent leur objectif
: moins d’enfant, donc moins d’enseignants,
donc moins de moyens spécifiques, donc moins
de budget, donc moins d’école en particulier
pour ceux qui ont besoin de mieux d’école.
A
ce rythme-là, dans quelques années,
il n’y aura plus d’école publique,
et nous, nous n’aurons plus que nos yeux pour
pleurer.
Mais
sans attendre, retroussons nos manches, défendons
cette école que nous voulons ouverte, plurielle,
inventive, ambitieuse, laïque, gratuite, bref
une école vivante dans un vrai service public
d’éducation !
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Bilan
et perspectives !
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Bilan
:L’année 2005-2006 s’est achevée
sur un sentiment de frustration, de déception,
de
colère et de victoire des parents d’élèves
de la FCPE !
Sentiments exacerbés par
la certitude de ne jamais avoir été
entendus, écoutés par un gouvernement
droit dans ses convictions, fermé à
toutes négociations, à toute évolution
et dont tout au long de l’année, les
priorités n’ont jamais été
la défense d’un service public d’éducation
au service de tous les jeunes de notre pays.
Frustration,
lorsque après s’être engagé
sur une loi d’égalité des chances
et un socle commun de connaissance, Monsieur De
Robien, nous propose des solutions inacceptables
:CPE, apprentissage à 14 ans, collège
ambition-réussite sans moyens, carte scolaire
déplorable etc. !
Déception, lorsque après
s’être engagé en Septembre 2005,
à mettre en place un décret sur le
statut de parents délégués,
Monsieur De Robien, nous propose un décret
sur la place des parents à l’école,
en complète régression !
Colère, lorsque pour mieux
stigmatiser les familles et les enfants en grande
difficulté sociale, Nicolas Sarkozy, s’empare
d’un rapport de l’Inserm et en détourne
le sens et l’objectif !
Victoire enfin, lorsque, grâce à la
détermination des étudiants et des
lycéens, et de leurs parents, Monsieur de
Villepin, retire le CPE de la loi d’égalité
des chances !
Perspectives
: L’année qui s’annonce
doit être une année de mobilisation
et de communication .
Mobilisation,
car à n’en pas douter, et
à commencer par les mesures budgétaires
annoncées dès Juin 2006, la ligne
politique du gouvernement en place n’évoluera
pas dans le sens que nous souhaitons !
Communication car les parents d’élèves
FCPE, doivent être force de propositions auprès
de tous les candidats aux élections de 2007,
élections nationales, comme locales. A nous
de faire connaître et partager nos convictions,
nos projets, concernant l’avenir de nos enfants.
C’est leur rôle de citoyens, d’élus
associatifs du monde éducatif, ils doivent
se battre pour l’avenir du service public
d’éducation qu’ils défendent
depuis toujours :
Laïcité, gratuité, égalité.
L’équipe
de la FCPE44 vous souhaite courage et réussite
Pour l’année scolaire qui commence.
Vous pourrez compter sur notre soutien et notre
détermination
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Apprendre
ensemble, Apprendre autrement !
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Il
n’y pas de fatalité !
Tous
les ans on déplore tantôt le désengagement
des jeunes dans la démarche de l’apprentissage,
tantôt la radicalisation des méthodes
de l’Education Nationale.
On
cantonne nos jeunes dans des systèmes où
ils ne se retrouvent plus, où apprendre
a perdu tout son sens, où aller à
l’école n’est plus une obligation
mais une véritable contrainte.
Pour
qui ? Pour quoi ?
«
A quoi ça sert d’apprendre si on
ne nous écoute pas ? » « A
quoi ça sert d’écouter si
on ne nous entend pas ? » Quand on médiatise
la marchandisation de l’apprendre, quand
on vante les mérites des options rares
et inaccessibles, quand on nous fait comprendre
que l’école du savoir est ailleurs,
et surtout , pas pour nous, « à quoi
ça sert de se confronter encore et encore
à ce quotidien qui nous renvoie inlassablement
l’image de nos différences? »
Eh
bien non ! « l’école ce n’est
pas comme ça qu’on la voit ! Ce n’est
pas comme ça qu’on la veut ! »
On
la veut faite pour tous, mais surtout faite par
tous ! Chacun y a sa place avec ses différences
et ses richesses. Chaque idée, chaque initiative
y apporte sa valeur ajoutée. Et valoriser
l’initiative est bien plus enrichissant
qu’évaluer l’échec.
L’école ne doit pas être le
ghetto de ce qu’on ne sait pas mais au contraire
le lieu d’expression et d’échange
des richesses que l’on a.
Le
professeur a peut-être le savoir, mais il
n’a pas tous les savoirs. Le quartier a
son histoire, mais il n’a pas qu’une
histoire. La combinaison de ces savoirs, l’échange
de ces histoires peuvent être l’occasion
de remettre l’enfant au cœur du système
éducatif. Le faire participer à
son propre apprentissage, à travers l’écoute,
le dialogue, l’échange, le laisser
s’impliquer et se tromper ; le laisser prendre
des risques mais aussi du plaisir à vouloir
tout révolutionner, lui donner sa véritable
place de citoyen de l’école, c’est
ça donner la chance à chacun.
En
tant que parent d’élèves,
soucieux de l’épanouissement de tous
les enfants, nous devons combattre toutes les
formes d’exclusion et valoriser toutes les
actions qui contribueront à la construction
de véritables élèves citoyens,
responsables et porteurs de leur avenir.
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Haro
sur la jeunesse !
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De
Gilles de Robien à Nicolas Sarkosy en
passant par Dominique de Villepin nos ministres
rivalisent d’ingéniosité
pour nous convaincre que la réussite
et l’avenir de nos enfants sont actuellement
leur préoccupation principale .
Si nous ne pouvons qu’apprécier
l’empressement que ce gouvernement montre
autour de la réussite de nos jeunes,
nous ne pouvons ,hélas,que déplorer
les solutions retenues :
Précarisation
d’une jeunesse corvéable à
merci :
-
Lorsque des jeunes en difficulté se
verront proposer un apprentissage à
14 ans, sans projet de vie réfléchi.
Cette orientation par défaut, sans
possibilité de formation tout au long
de la vie, faute d’un socle commun suffisant
sera, hélas, gage de difficultés
accrues dans le monde de l’école
et dans celui du travail.
-
Lorsque la loi autorise le travail de nuit
pour les jeunes apprentis, offrant, ainsi,
sous couvert d’une meilleure formation,
un personnel corvéable à merci,
au mépris de toutes les recommandations
de la médecine du travail.
-
Lorsque les jeunes ,diplômés
ou non,n’auront ,grâce au CPE,
que la projection d’un avenir incertain,
sans projets, sans sécurité.
-
Lorsque pour permettre la réussite
et l’intégration des jeunes en
difficultés, notre ministre annonce
la création des collèges «
ambition réussite» et de 1000
postes d’enseignants ; sauf que, loin
de créer ces moyens, il les ponctionne
dans les autres collèges ,y compris
ceux des ZEP, en supprimant une demi-heure
non affectée, dispositif permettant
justement d’aider les enfants en difficulté
!
La
police dans les écoles :
-
Lorsque le Ministre de l’Intérieur,
à la lecture d’un rapport de
l’INSERM, préconise (dès
la maternelle) la surveillance de nos plus
jeunes enfants présentant des troubles
du comportement, pour éviter la dérive
vers la délinquance à l’adolescence.
Si nous reconnaissons et réclamons
la nécessaire prise en charge de ces
enfants, nous déplorons cet amalgame
sécuritaire qui vise à stigmatiser
une population fragile.
-
Lorsque, après avoir retiré,
en grand nombre ,des établissements
scolaires, les adultes qui entouraient les
élèves, le Ministre de l’Intérieur
les remplace par des membres de la police,
afin d’y assurer de la prévention.
Si
nous réclamons un meilleur partenariat
entre le monde de l’école et celui
de la police en terme de prévention et
de sensibilisation, nous déplorons là
aussi le tout sécuritaire, qui consiste
à faire entrer, à temps complet,
des personnels de la police armée dans
les écoles.
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Autorité
parentale !
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L’autorité
parentale est l’ensemble des droits
et devoirs conférés aux parents
sur l’enfant mineur et sur ses biens.
Chaque parent en est titulaire.
Sauf décision de justice, ils l’exercent
en commun, y compris en cas de séparation
ou de divorce .
Selon
la loi, en matière d’éducation,
les décisions éducatives les
plus importantes relatives à l’enfant
requièrent l’accord des deux
parents.
S’ils ne vivent pas à la même
adresse, il est prévu que le chef d’établissement
envoie systématiquement à chacun
des deux parents tous les documents et convocations,
toujours dans le respect de la gratuité
de l’enseignement scolaire public
Interpellé sur ce point à l’Assemblée
Nationale le 27 septembre 1982, le Ministre
répondait déjà :«
Rien ne s’oppose donc à ce que
les chefs d’établissement pratiquent,
à la demande des parents, la double
correspondance administrative ».
.
L’éducation d’un enfant
ne se limite pas aux simples bulletins de
note. L’orientation, la discipline,...
sont également des domaines qui engagent
leur avenir et leur vie.
Depuis
2004, les deux parents sont électeurs
et éligibles. Cette année encore,
de nombreux parents n’ont pu voter,
non inscrits sur la liste électorale,
matériel de vote non reçu…
Pourtant, là aussi les directives sont
claires :« Dans le cas des parents chez
lesquels les enfants ne résident pas,
et dont l’adresse a été
communiquée à l’établissement
à la date de l’envoi, l’envoi
de matériel se fera obligatoirement
par la poste »
Les
établissements scolaires publics sont
des lieux d’apprentissage de la citoyenneté,
dans lesquels les parents sont membres de
la communauté éducative.
Il est important que les droits de tous les
parents d’élèves soient
respectés, y compris ceux des parents
séparés ou divorcés.
C’est
aussi cela la co-éducation
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Elections
!
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Depuis
20 ans, les parents d'élèves
élisent leur représentants
dans les conseils d'école et les
conseils d'administration des collèges
et lycées.
Les parents d'élèves forment
le plus important corps électoral
français !
Ce sont aussi, il faut le noter, les seules
élections ouvertes aux étrangers.
Et pourtant !!
Aucune campagne médiatique, malgré
les promesses du Ministre de l'éducation
nationale !
Méconnaissance
des règles démocratiques de
la part des chefs d’établissements
!
Mauvaise
volonté de la part des responsables
(Etat, communes, directeurs d'école,
chefs d'établissement) !
-
Dysfonctionnements
encore et toujours constatés !
-
Absence de commission électorale
-
Liste électorale incomplète
-
Envoi de matériel non réglementaire
-
Grève administrative des directeurs
-
Mot d'ordre "Vote par correspondance"
illégal, lancé par un syndicat
d'enseignants
Etc….
Alors pourquoi ???
Qui,
les parents d'élèves et la
force qu'ils représentent, gênent-ils
?
Nos élus, nos partenaires ?
Les
parents d'élèves sont membres
de la communauté éducative.
A ce titre, ils participent à la
formation des élèves. Ils
doivent pouvoir entretenir des relations
permanentes avec les différents personnels
éducatifs. Cette relation est un
élément déterminant
pour la réussite de la mission de
service public (circulaire 2001-078 )
Obtenons
enfin que les textes officiels soient intégralement
respectés et que nos représentants
élus puissent remplir leur rôle
au sein de la communauté éducative!
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Hypocrisie
! |
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Il
semblerait que les parents d’élèves
fassent partie de la communauté
éducative depuis la loi Jospin
de 1989.
Monsieur de Robien, Ministre de l’Éducation
Nationale, nous a même qualifié
dernièrement de « membres
importants ».
Voilà encore un bel exemple d’hypocrisie,
telle que je la dénonçais
dans l’éditorial de cette
même revue du mois de septembre.
Depuis
de nombreuses années, notre fédération
milite pour que les parents d’élèves
qui siègent dans les commissions
de l’Éducation Nationale,
bénéficient d’un statut
de délégué.
Par cette revendication, la FCPE entend
attirer l’attention des différents
responsables et en particulier des élus
sur la nécessité de donner
du temps aux délégués
parents pour exercer leur mandat.
Soyons clairs, il n’est pas question
de fabriquer des permanents mais, tout
simplement de leur donner les moyens d’assumer
leur rôle.
Pourtant nombre de réunions, commissions,
conseils d’administration sont encore
programmés dans la journée.
Pire
! Lorsque la FCPE, lors de la séance
du Conseil Supérieur de l’Éducation,
qui s’est déroulée,
devant le Ministre, le 7 juillet, propose
que les comités d’éducation
à la santé et à la
citoyenneté et les conseils de
classe soient convoqués en dehors
des heures de cours, certaines organisations
syndicales d’enseignants et de chefs
d’établissement ont voté
contre, tandis que les autres s’abstenaient
ou ne prenaient pas part au vote...
L’administration n’a même
pas bougé le petit doigt.
La
FCPE a ainsi pu mesurer l’écart
qui existe, pour certains, entre les déclarations
généreuses, qui ne coûtent
guère, et le refus de les assumer
dès lors qu’il s’agit
de les traduire en dispositions concrètes.
La
FCPE 44 continuera à revendiquer
ce statut de délégué
qui fait défaut à beaucoup
d’entre nous.
Elle encourage et invite toutes les structures
de la fédération à
engager une action qui consiste, lorsque
ses délégués ne peuvent
pas se rendre à une convocation
de l’Éducation Nationale,
d’une administration ou d’une
collectivité, à envoyer
une lettre d’excuse avec copie au
Ministre de l’Éducation Nationale.
Espérons
que la surdité hypocrite de ce
ministère ne soit pas doublée
d’une cécité malhonnête
!
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Ecole
en danger ! |
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Malgré
des résultats extraordinaires ces
quinze dernières années,
notre système éducatif ne
progresse plus, que ce soit en qualité
ou en quantité.
Mais
de quels maux souffre donc notre École
Publique ?
D’abord
et avant tout d’une grande malhonnêteté
politique : Depuis 1881, et les lois laïques
de Jules Ferry, nos responsables politiques,
de droite comme de gauche d’ailleurs,
n’ont pas cessé, à
des degrés divers certes et mais
toujours sous couvert d’un bon motif,
de remettre en cause l’École
de la République.
La France dépense beaucoup pour
maintenir un dualisme scolaire qui n’apporte
pas que les avantages d’une saine
concurrence, mais qui nourrit un système
éducatif morcelé, inégalitaire,
qui ne répond plus au besoin du
plus grand nombre et qui laisse beaucoup
de nos enfants sur le bord de la route.
D’un
certain immobilisme et corporatisme :
Plus que jamais, l’École
doit évoluer. Des évolutions
profondes des pratiques d’enseignement
et des modes d’organisation du système
scolaire sont aujourd’hui nécessaires.
L’amélioration du service
public d’éducation ne réside
pas exclusivement dans l’augmentation
du nombre de postes d’enseignants
mais bien dans une remise en cause des
pédagogies, des programmes, des
organisations et des relations élèves,
parents, enseignants.
D’une
fâcheuse dérive libérale
des usagers et en premier lieu des parents
d’élèves consommateurs
d’écoles, qui aujourd’hui
n’hésitent pas à utiliser
toutes les « ficelles » pour
avantager leur progéniture, ce
qui ne fait en réalité qu’aviver
l’appétit des marchands de
soutien scolaire et pousser les chefs
d’établissements à
améliorer leur taux de réussite
aux examens..
L’École
n’est pas une marchandise au service
de quelques uns.
Si
elle doit rester au service de la nation
et de tous ses jeunes, la réponse
ne peut alors venir que d’un seul
grand service public, laïque, gratuit,
qui met l’élève au centre
de ses préoccupations et qui assure
l’égalité des chances
de tous les enfants.
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Réforme
des baccalauréats : Il est urgent
de prendre son temps ! |
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Si
François FILLON a reculé
devant les lycéens et décidé
de retirer le paragraphe "baccalauréat
" de son projet de loi, la FCPE estime
indispensable une réelle réflexion
sur la modernisation des baccalauréats.
Notre projet éducatif définit
le baccalauréat comme :
« Une évaluation
certificative qui ne se limite pas à
la notation de savoirs académiques
par des épreuves ponctuelles, mais
qui prenne en compte l'intégralité
du travail des candidats »
Actuellement, les différents baccalauréats
ne répondent pas à ces exigences.
La priorité est donnée à
l'épreuve de fin d'année
dont les inconvénients ne sont
plus à démontrer :
-
Bachotage n'assurant pas une réelle
maîtrise des acquis.
-
Un troisième trimestre inexistant
non seulement pour les bacheliers, mais
aussi pour les autres élèves
dont les établissements accueillent
les épreuves.
-
Stress excessif, entraînant des
conduites addictives (médicaments)
de nombreux jeunes.
Il
faut donc associer à cette épreuve
finale des évaluations en cours de
formation, mais quelles évaluations
pour échapper au risque de perdre
le caractère national des baccalauréats
?
Le contrôle continu, consiste à
prendre en compte toutes les notes de l'année
(cela existe déjà partiellement
pour les années de première
et de terminale)
Les examens partiels sont des épreuves
passées en cours d'année dans
les conditions d'un examen, ils existent
déjà dans l’enseignement
agricole et dans l’enseignement professionnel
Ces
évaluations ont l'avantage de permettre
à l'élève de faire
le point sur ses connaissances, de progresser
en cours d'année et de rendre ainsi
les baccalauréats plus justes
Des jurys devront s'assurer que les épreuves
correspondent bien au niveau d'exigence
d'un diplôme national et que les corrections
et les notations s'inscrivent bien dans
une grille d'évaluation nationale
Cette
validation par l'Etat donnera bien aux baccalauréats
leur caractère national.
Ce
n'est qu'en analysant quelles compétences
on veut développer chez les jeunes,
quelles capacités le baccalauréat
doit sanctionner, de quelle manière
et pour quels jeunes, que l'on parviendra
à une épreuve plus juste,
permettant de trouver un équilibre
entre une épreuve finale et une évaluation
en cours d'année.
Cette réforme demandera du temps,
de la réflexion et surtout un partenariat
entre les différents membres de la
communauté éducative, y compris
les élèves.
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Non
au mérite ; Oui à la gratuité
! |
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La
loi d’orientation est écrite.
Elle ne soulève pas l’enthousiasme.
C’est le moins que l’on puisse
dire !
Si, comme l’explique M. Fillon,
“ il y a soixante millions d’avis
sur l’école mais il peut
n’y avoir qu’une réforme
”, elle ne peut, quand même,
pas se faire contre l’avis de la
quasi-unanimité des acteurs éducatifs
de ce pays.
Monsieur Fillon ignore beaucoup des propositions
de la Commission Thélot, pourtant
issues du grand débat souhaité
par Jacques Chirac, lui-même.
Encore plus surprenant ce Ministre, qui
dans le rapport annexé à
la loi, reconnaît que “ l’origine
sociale pèse lourd sur l’égalité
des chances ” et qui, quelques lignes
plus tard, fait de la reconnaissance au
mérite une des missions essentielles
de l’école. Il trouve même
“ indispensable la recherche de
l’excellence académique ”.
Le
brevet devient déterminant dans
la poursuite des études et dans
l’orientation des élèves
de troisième. L’attribution
d’une mention “ Bien ”
ou “Très bien ” serait
nécessaire pour bénéficier
des bourses au mérite.
Mais qu’est ce qu’un élève
méritant en 3ème ?
Qu’est ce que l’excellence
?
Pourquoi une telle exigence de résultats
pour un élève boursier ?
Dire
“ que la voie professionnelle du
lycée a pour fonction première
l’insertion professionnelle directe
”, comme réserver les sections
BTS aux élèves reçus
au Bac Pro avec toujours ces mentions
“ Bien ” ou “ Très
bien ”, n’est-ce pas bloquer
toute revalorisation de la filière
professionnelle ?.
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Loi
d’orientation : Quel contenu ? Quels
moyens ? |
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Pour
la FCPE, le rapport de la commission Thélot
va dans le bon sens.
Ce rapport est une base de travail courageuse
et novatrice pour faire évoluer
notre système éducatif .
Mais quelle suite va être donnée
par le Ministère de l'Education
Nationale à la remise de ce rapport
?
Mr Fillon a -t-il réellement l'intention
de se servir de ce texte pour élaborer
la future loi ?
Les parents d'élèves ne
peuvent que s'inquiéter de la tournure
des événements. Sommes
nous concernés par la nouvelle
loi d'orientation.?
A en croire les ministres et les médias
sûrement pas : Nous ne sommes pas
invités à participer aux
commissions thématiques de réflexion
mises en place jusqu'au 15 Novembre .Tout
juste, sommes-nous admis à réfléchir
dans des groupe de travail, indépendants
des tables rondes réservées
aux organisations représentatives
des personnels !!!
Nous sommes curieusement absents de tout
interview ,débat ou consultation
organisés depuis le 12 Octobre.
La
loi d'orientation va-t-elle s'inspirer
des recommandations de le commission Thélot?
Les rares communications du Ministre,
nous font plutôt penser à
des mesures bon marché, favorisant
l'immobilisme, voire le recul, flattant
les nostalgiques d'un temps révolu
: retour à la punition collective,
réflexion sur la mixité,
l'uniforme, valeur de la politesse etc…
Où sont rangées les propositions
novatrices telles le socle commun (pas
le SMIC culturel, mais un vrai contenu
d'acquis fondamentaux pour tous les jeunes),
les structures d'aide aux jeunes en difficultés,
aide à la construction d'un réel
projet de formation pour chaque jeune
,la formation, la mission des personnels,
etc…
Dans un des profonds tiroirs...du ministère
?
La
loi serait-elle déjà écrite?
On peut se poser la question, devant la
volonté du gouvernement d'en finir
au plus vite : Calendrier précipité
: projet de loi soumis au Conseil supérieur
de l'Education avant Janvier 2005 et au
parlement dès le printemps, pour
une application en septembre 2005.
En
tout état de cause, nous n'accepterons
pas une loi d'orientation dont le seul
objectif serait de faire faire des économies
au Ministère de l'Education Nationale
au détriment d'une réelle
évolution du système éducatif.
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Quelle
place pour les parents ? |
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Quinze
ans après la volonté affichée
dans la Loi d’orientation de 1989,
dite Loi Jospin, cette question est toujours
d’actualité.
Quinze ans de luttes au quotidien pour
que les parents d’élèves
soient reconnus comme de véritables
partenaires de l’Education Nationale.
Nombre
de réunions se font encore dans
les heures où les parents sont
à leur travail (Commissions de
l’éducation spéciale,
commissions d’affectation et d’orientation,
commissions bourses…).
Aucun gouvernement n’a avancé
sur le statut de délégué
parent.
Pourtant, notre fédération
ne demande pas la lune, simplement des
moyens en temps pour participer à
ces réunions.
Mais
cette question de notre place est d’autant
plus d’actualité, lorsque
des délégations de parents
sont reçues à l’Inspection
Académique pour défendre
l’ouverture ou la non-fermeture
d’une classe, alors que les décisions
sont déjà prises au Comité
Technique Paritaire Départemental.
Le comble, c’est lorsque la délégation
de parents montant au 2ème étage
croise dans les escaliers, les représentants
des enseignants qui sortent de cette instance
et leur annoncent les dernières
mesures de carte scolaire.
Nous
savions l’Education Nationale et
en premier lieu le Ministre, peu respectueux
de leur engagement, mais de là
à nous ignorer pareillement, il
y a un pas de franchi .
D’ailleurs
cette façon de considérer
ses partenaires n’est pas nouvelle.
En matière d’élections
des représentants parents d’élèves,
nous attendons toujours une campagne médiatique
digne de ce nom..
Notre représentation dans les conseils
de discipline est revue à la baisse,
malgré une augmentation du nombre
d’adultes autour de la table.
Le
ministre va bientôt sortir de son
chapeau une nouvelle loi d’orientation.
Nous ne pouvons qu’avoir des craintes
sur son contenu…
Alors
écoles sanctuaires ou écoles
démocratiques ?
Parents démissionnaires ou parents
démissionnés ?
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Bonne
rentrée scolaire à tous ! |
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Notre
fédération de Loire-Atlantique
doit rester plus que jamais mobilisée,
pour obtenir de l’Etat la garantie
d’un service public d’éducation
pour tous les élèves.
Notre
fédération doit
continuer à travailler en s’appuyant
sur la force de nos conseils locaux, pour
obtenir de nos élus, communes,
département, région, le
respect de leurs engagements.
Notre
fédération demeure
au service de tous les élèves.
C’est, depuis sa création,
le sens de l’engagement des parents
d’élèves bénévoles
de la FCPE.
Notre
fédération doit
rester un partenaire incontournable, force
de propositions et de négociations,
défenseur de la co-éducation,
de la gratuité, de la place de
l’élève au centre
du système éducatif ...et
de bien d’autres combats qui restent
à mener
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CHANGEMENT
DE MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE ? |
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MEME POLITIQUE LIBERALE POUR LA PROCHAINE
RENTREE SCOLAIRE !
Luc Ferry a été remplacé
par François Fillon au ministère
de l'Education Nationale.
Un professionnel de la politique, très
habile dans les négociations au
point de savoir diviser pour régner.
Nous l'avons vu faire sur le dossier des
retraites…
En matière d'éducation nationale,
il est là pour calmer le jeu avec
les enseignants, en ayant à gérer
d'abord le problème de la loi d'orientation…sur
la recherche et à régler
les problèmes des universités,
avec notamment les diminutions des postes
des futures enseignants ! (exemple : les
STAPS, sciences et techniques des activités
physiques et sportives…).
Quant aux écoles et aux établissements
secondaires publics, quels moyens aura-t-il
réellement pour faire face à
la prochaine rentrée scolaire,
sans dotation supplémentaire, à
ce jour, sans revenir sur le dossier des
assistants d'éducation, avec une
décentralisation des TOSS (techniciens,
ouvriers des services spécialisés)
vers les conseils généraux
et régionaux sans moyens financiers,
contestée par les agents et les
collectivités territoriales dans
de telles conditions.
En tous cas, il s'agit d'un ministre dans
un gouvernement de transition que nous
n'avons vu guère préoccupé
de l'enseignement public et des fédérations
de parents d'élèves quand
il était président du conseil
régional "Pays de la Loire"
!
Ceci nous oblige d'autant plus à
être vigilants et à nous
mobiliser, connaissant l'orientation donnée
par le ministre des finances actuel !
Comment peut-il faire respecter la clause
de sauvegarde sur les 420 postes dans
les écoles de Loire-Atlantique
? Il en manque toujours 40 en Loire-Atlantique
pour la prochaine rentrée ! et
les remplacements dans le secondaire ?
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La
FCPE fait de la politique éducative
! |
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Dans
le contexte des élections cantonales
et régionales, notre fédération
a rencontré les responsables politiques
des diverses listes pour connaître
leur programme en faveur de l’éducation.
Nous leur avons ainsi transmis nos revendications
en matière de construction de collèges
et de lycées publics, au plus près
des jeunes.
Ceci a été, aussi,
l’occasion de continuer à
exiger :
-
la gratuité des livres dans les
lycées de la région comme
aux collèges,
-
des dotations à l’équipement
technologique correspondant au coût
réel,
-
des subventions conséquentes
lors des séjours linguistiques
internationaux,
-
La gratuité des transports scolaires
et l‘amélioration des dessertes,
-
Les contrats éducatifs en collège,
-
Les réseaux informatiques,
-
Le poids des cartables et les solutions
possibles.
Nous avons aussi pu échanger de
façon constructive sur le plan
régional des formations et les
besoins des jeunes.
C’est
bien notre responsabilité d’ACTEURS
DE TERRAIN DE SAVOIR FAIRE des propositions
CONCRETES aux responsables politiques.
Cette DEMOCRATIE DE PROXIMITE, nous allons
continuer à l’exercer APRES
les ELECTIONS en reprenant contact, régulièrement,
avec les élus issus des urnes pour
qu’ils respectent leurs engagements
et les concrétisent rapidement
!
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Débat
national, quelle école pour demain
? |
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Bien
que nous ne soyons pas naïfs sur
les objectifs ministériels de favoriser
une école libérale au service
du patronat, nous devons être présents
bien au delà du 17 janvier 2004
dans les divers débats pour un
réel bilan de la loi d’orientation
et continuer à faire des propositions
sur les points à améliorer.
Que
constatons-nous dans les établissements
scolaires et les circonscriptions ?
Le gouvernement avait, visiblement, espéré
s’appuyer sur les parents lambda
ou sur d’autre citoyens qui, inévitablement,
auraient critiqué, essentiellement,
les faiblesses du service public actuel
sans contrebalancer avec ses importantes
réussites depuis 30 ans…
En agissant dans la précipitation
et en voulant boucler l’essentiel
des débats fin décembre,
le gouvernement n’a pas organisé
une réelle consultation. Le public
recherché n’est pas venu
en nombre !
Qui a eu, parmi les parents, connaissance
réellement du dossier complet et
volumineux “ éléments
pour un diagnostic sur l’école
”, consultable sur le site du débat
national ?
Qui, si ce n’est les parents d’élèves
fédérés, les parents
militants ?…Et encore, parmi nous,
ceux qui ont accès à internet
!
Quant aux 4 pages de synthèse distribuées
au moment du débat, tous les parents
ne les ont pas eues. Nos représentants
locaux ont dû, parfois, faire des
photocopies pour nos adhérents
et sympathisants. Parfois, une seule réunion
a été organisée au
lieu de deux demi-journées. Parfois
des problèmes de garde se sont
posés, l’école n’étant
plus assurée pendant les débats.
Dans quelques cas, des débats ont
eu lieu à 16 heures…Quid
du statut de délégué-parent
?
Ceci a eu au moins le mérite de
permettre des rencontres entre personnels
de l’éducation, élèves,
parents hors cadre habituel, dans certains
établissements.
Quant
est il des débats organisés
par la préfecture et les sous-préfectures
?
Beaucoup d’invitations pour une
très faible participation : quelques
personnes âgées nostalgiques
de l’école, d’il y
a cinquante ans, … présence
d’un nombre certain de responsables
UMP, UDF, CNI et de représentants
patronaux, à Nantes, notamment
! Avec clairement affirmée la volonté
des employeurs d’être présents
dans les conseils d’administration
des établissements et d’être
des tuteurs pour apprendre à ces
jeunes la valeur du travail ! ! Et cela,
nous l’avons contré !
Nous
allons continuer à promouvoir l’école
que nous voulons dans les mois à
venir (notre fédération
va être auditionnée prochainement
par la commission Thélot ainsi
que les syndicats, ce qui n’était
pas prévu), au CDEN (conseil départemental
de l’éducation nationale)
le 15 janvier, à notre congrès
départemental fin Janvier, aux
élections de mars et juin et ainsi
qu’à notre congrès
national à Nantes, fin mai 2004.
Le
combat continue !
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Vivre
ensemble |
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Etre adhérent de la FCPE, c’est
déjà être convaincu
que l’éducation de son enfant
est un domaine partagé.
C’est aussi, vouloir travailler
ensemble, rencontrer d’autres parents,
s’informer, se former, …
C’est pour beaucoup, partager les
mêmes valeurs de gratuité,
de laïcité d’égalité
des chances.
Cela peut être pour certains, s’investir
pendant une période de sa vie,
donner de son temps pour les autres et
pour l’Ecole Publique.
Et les nouveaux parents d’élèves,
lorsqu’ils adhèrent à
la FCPE, ne sont pas tous au même
degré dans cette démarche
associative.
C’est tout à fait normal,
voir rassurant notamment pour la pérennité
de notre association. Dans ce cas, c’est
aux « anciens » de leur apporter
leur expérience
Nous avons tous besoin de nous remettre
en cause. Toutes les propositions et initiatives
nouvelles sont alors les bienvenues.
L’année scolaire dernière
le Conseil d’Administration départemental
a été dans l’obligation
de créer une commission spéciale
afin d’arbitrer les différents
conflits entre adhérents, groupes
d’adhérents ou responsables
de conseils locaux.
Le Conseil d’Administration départemental
a même dû procéder
à l’exclusion d’un
conseil local, du fait des agissements
de son Président, dans un autre
conseil local.
Ce n’est pas le rôle de la
fédération départementale
de gérer les différents
qui peuvent survenir dans les conseils
locaux, de prendre parti entre les protagonistes.
La raison et si besoin les règles
de vie de toute association, que l’on
retrouve d’ailleurs derrière
les valeurs de laïcité et
de démocratie, devraient suffire.
Au contraire, tous nos adhérents,
quelque soient leur sensibilité,
doivent se mobiliser pour défendre
le service public d’éducation
attaqué de toutes parts, et notre
place de parents d’élèves
de plus en plus remise en cause.
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Sacrée
Rentrée Scolaire |
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Dans
l’enseignement public, tout compte
fait, la rentrée scolaire s’est
globalement bien passée en Loire-Atlantique
! ! Alors qu’une semaine avant,
l’enseignement privé faisait
état d’une demande massive
de parents d’élèves
issus du public, ceci comme conséquence
surtout des récentes grèves
des enseignants du public ? ! Ils en profitaient
aussi pour affirmer les qualités
pédagogiques de ses enseignants?
La PEEP(parents d’élèves
des écoles publiques) nationale
en rajoutait une couche en utilisant un
sondage de prérentrée pour
faire part globalement d’appréhensions
des parents d’élèves
du public et de leur perte de confiance
vis à vis de l’enseignement
public.
De notre côté?comme c’est
bizarre, aucune remontée de telles
angoisses ni d’affolement : des
parents rassurés par les 140 postes
que nous avons obtenus en 2001, parents
et enseignants ensemble ! Des parents
contents d’avoir obtenu le principe
de 4000 assistants d’éducation
supplémentaires pendant l’été
(même s’il manque encoure
au moins 5600 postes pour faire le compte
!). Et puis la réouverture de l’école
de Rougé gagnée par le mouvement
social de 2001 et la création de
plusieurs établissements publics
!
Une rentrée qui confirme, en fait,
surtout la poussée démographique
que nous avions anticipée heureusement
dans la 1er degré, avec une répartition
(2/3 public, 1/3 privé), conforme
au rapport habituel.
Cette offensive médiatique de l’enseignement
privé relayée par la PEEP
démontre qu’ils sont de loyaux
relais du gouvernement. Le premier, en
plus? essaie de s’attirer des CLIENTS
jusqu’au bout? et de monnayer ses
services auprès de l’Etat
comme prétendu garant de la paix
sociale !
Cela revient à distiller insidieusement
l’idée que les enseignants
du public ne seraient tous que des agitateurs
politiques et non des pédagogues,
surtout !
Or le sens des responsabilités,
ces enseignants là l’ont
démontré en ne boycottant
pas globalement les examens (en tenant
compte surtout de notre position clairement
affirmée), et en assurant leur
travail à la rentrée !
Lorsque l’on examine les chiffres
de réussite des élèves
du public depuis plusieurs années,
les enseignants ont réussi à
amener une très grande majorité
à des diplômes, et cela se
chiffre en millions d’enfants et
de jeunes.
Il nous reste à améliorer
le système pour la réussite
de TOUS grâce à la gratuité.
En tous cas, le dénigrement, la
désinformation et la disqualification
idéologique de l’enseignement
public, CA SUFFIT ! Le fait de payer ne
garantit pas un meilleur enseignement.
Pourquoi alors y a t’il autant de
zapping du privé vers le public
?
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Service
Public : des devoirs |
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Si
notre système éducatif nous
est tant envié, c’est bien
parce qu’il allie efficacité
et performance ; et le fait que l’Education
Nationale soit un grand service public
n’y est certainement pas étranger,
ne serai-ce que parce que cela l’oblige
à respecter les grands principes
institutionnels que sont :
-
La continuité du service
public
A chaque fois qu’un enseignant
est absent sans être remplacé,
c’est une entorse au principe
fondamental de la continuité
du service public.
Si la situation s’est nettement
améliorée dans le 1er
degré depuis l’an 2000,
il n’en est pas de même
dans le second degré. C’est
pourquoi la FCPE 44 met en place dès
la rentrée 2003, une action “
Pas de classe sans enseignant ”
dans tous les établissements
du second degré
-
Le principe d’égalité
du service public,
essentiel au sein du système
éducatif
-
Les principes de laïcité
et de gratuité de l’enseignement,
d’ailleurs inscrits dans la constitution
de 1958 : “ L’Etat a le
devoir d’organiser un enseignement
public gratuit et laïc à
tous les degrés ”.
Dans
ses formes d’organisation et dans
ses contenus d’enseignement, l’Education
Nationale doit répondre aux besoins
de notre société.
L’obligation scolaire, la démocratisation
de l’école, la sectorisation…
tout concourt au respect du principe d’égalité
de droit et d’accès à
tous, sans discrimination, et dans ce
cadre, la gratuité est plus que
jamais la condition principale.
Mais
avec ces nouvelles formes d’organisation
sont apparues de nouvelles charges pour
les familles (restauration, transports
scolaires...).
Si, du point de vue juridique le principe
de gratuité ne concerne que la
prestation d’enseignement, ce n’est
pas pour autant que la scolarisation d’un
enfant à l’Ecole Publique
doit dépendre du bon vouloir des
services sociaux.
Aucune
famille ne doit être pénalisée
pour des raisons financières, dans
l’accès à l’éducation.
Alors prétendre assurer cette gratuité
au moyen de l’aide sociale ou par
la vente de petits pains relève
d’une certaine malhonnêteté
politique.
Si la participation des familles est nécessaire
, Etat et collectivités territoriales
ne doivent pas pour autant se dégager
de leurs obligations.
L’Ecole Publique est un service public
au service de la Nation et de ses enfants.
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Oui,
l’élève est bien au
centre du système éducatif
! |
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Nous
ne savons pas quand la remise en cause
de la loi d’orientation de 1989
va intervenir réellement, mais
nous devons l’anticiper en passant
à l’offensive.
Jules Ferry, l’illustre parent de
notre ministre de l’Éducation
Nationale actuel, préconisait déjà,
dans un discours du 2 avril 1880 de «
placer l’élève au
cœur de l’école »,
grâce à des « méthodes
nouvelles », qui éveillent
la spontanéité de l’enfant
pour en diriger le développement
au lieu de l’emprisonner dans des
règles toutes faites auxquelles
il n’entend rien ».
Suite
à 1968 qui a modifié profondément
les rapports sociaux, René Haby,
ministre de l’Éducation Nationale
sous la présidence de V. Giscard
d’Estaing, avait conçu en
1975 un collège diversifié
avec comme préoccupation principale
de ne pas orienter trop tôt les
élèves et donc de s’adapter
à eux.
François
Bayrou, dans une interview du Monde du
4 et 5 mai 2003, ne comprend pas la polémique
qui est en train de naître sur qui
est au centre du système éducatifs
: les savoirs ou les élèves.
« Pour tout enseignement, pour tout
parent, il est évident que l’élève
est le but et le centre de l’enseignement.
C’est lui que l’on cherche
à former, à élever
au sens propre du mot, à tirer
vers le haut, en lui donnant à
la fois des connaissances et la capacité
de penser par lui-même.
C’est vers l’élève
que sont dirigés tous les efforts.
Et c’est précisément
parce que l’élève
est au centre de l’effort d’enseignement
qu’il convient d’être
exigeant avec lui, de ne pas lui transmettre
des connaissances au rabais, de ne pas
l’abandonner sur le chemin de sa
formation … »
Luc
Ferry, qui se veut l’héritier
de conceptions traditionnelles éducatives,
ne peut quand même pas dénoncer
ces trois prédécesseurs
comme de dangereux soixante-huitards !
D’autant plus que lui même
en tant que parent d’élève
a fait le choix de l’enseignement
privé qui lui, met actuellement
en avant l’intérêt
de la pédagogie différenciée,
en se centrant bien entendu sur l’élève
et son rapport aux savoirs.
En
réalité , l’objectif
est bien de revenir à une école
publique de classe faite pour les élites
issues de la bourgeoisie, en préparant
le plus tôt possible une élimination
des élèves en difficulté
issus le plus souvent de milieu modeste
ou de l’immigration par une orientation
vers l’enseignement professionnel.
Derrière
ce faux débat, il y a vraiment
une volonté d’opposer les
enseignants et les parents de l’enseignement
public, pour pouvoir plus facilement attaquer
le service public, voire le démanteler
!
C’est
pourquoi il faut continuer à mobiliser
plus que jamais, en tant que parents d’élèves
avec les enseignants face à un tel
discours démagogique et réactionnaire
!
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Quelle
décentralisation ? |
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Nous
sommes, aujourd’hui, à la
veille d’une nouvelle étape
de la décentralisation. La dernière
datait du 2 mars 1982 : la Loi Defferre.
Comment
ne pas avoir , nous citoyens, un à
priori favorable à ce transfert
de compétences d’un état
centralisateur sur des collectivités
territoriales, plus proches des besoins
et des aspirations locales ?
Comment ne pas être sensible à
un objectif d’assurer une plus grande
proximité, de placer l’administration
plus prêt de l’usager et d’accorder
une plus grande autonomie aux acteurs
?
Comment ne pas reconnaître le travail
réalisé par le Conseil Général
dans la construction, la rénovation
et l’équipement des collèges
de Loire-atlantique ?
Pour
autant, l’action engagée
depuis 1982 n’a pas que des avantages.
De fortes inégalités sont
apparues entre les régions et les
départements.
L’Etat a failli à sa mission
de régulateur.
Les collectivités n’ont pas
toutes les mêmes moyens, la même
volonté politique. Il n’y
a qu’à regarder les différences
de traitement en matières de manuels
scolaires dans les lycées.
Véritables
“ grands messes ”, les Assises
des Libertés Locales n’ont
pas permis l’expression des acteurs
sociaux et en particulier des parents
d’élèves. Par contre,
les élus locaux, très largement
représentés, y ont fait
leur marché :
A la région, l’action économique,
les ports et les aéroports, l’orientation,
la gestion des personnels ATOS…
Au département, les routes nationales,
le social ( le RMI, Les personnes âgées,
la santé scolaire, les handicapés,
la carte scolaire des collèges...).
Dernièrement,
le congrès a voté la modification
de la constitution : un joli cadre avec
pour ce qui est du contenu le flou le
plus absolu.
Des expérimentations seront toujours
possible, y compris dans l’éducation.
Il est donc nécessaire de connaître
les intentions réelles des collectivités.
Notre fédération s’y
emploiera.
En attendant, nous sommes devant un véritable
dégraissage du mammouth.
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Loi
d’orientation de 1989 : Garder le
cap ! |
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Aucune place à l’éducation
pendant la campagne électorale
et depuis l’élection du nouveau
gouvernement.- Par contre, un matraquage
médiatique systématique,
insidieux sur les questions de sécurité
avec une omniprésence du ministre
de l’intérieur, depuis.
Résultat
:
Face
aux mouvements de fin d’année,
discours rassurant de notre Rominagrobis
de premier ministre sur l’éducation
qui nous demande … de lui faire
confiance, en anesthésiant toute
vigilance…
-
L’Éducation devient un
enjeu national. La loi d’orientation
devrait être rediscutée
(la place de l’enfant, des parents
d’élèves, la co-éducation),
les missions de l’école
aussi.
-
Nous constatons un essai de recentrer
sur les savoirs, avec des orientations
précoces dès la fin de
la 5ème, avec globalement un
discours anti-jeunes (tous potentiellement
des délinquants), anti-parents
d’élèves (laxistes,
défaillants, démissionnaires),
quelque soit les milieux, de fait les
plus défavorisés…
-
Nous
constatons un discours contre l’école
publique en ne focalisant que sur ses
échecs (jeunes sortant sans qualification,
taux d’illettrisme) en oubliant,
comme par hasard, de parler des réussites
depuis 30 ans (signalons que le budget
est à mettre en parallèle
avec les millions de jeunes qui ont
eu le bac ou des diplômes) !
L’objectif n’est-il pas de
former un grand nombre d’enfants
obéissants, soumis, conformistes,
prêts à la flexibilité,
taillables et corvéables dans un
système éducatif qui prépare
à un caporalisation dans les entreprises
?
L’objectif n’est-il pas d’avoir
une élite qui aura appris tout
au long d’une compétition
scolaire forcenée, à écraser
ses petits camarades ?
Le système économique n’aurait-il
pas besoin dorénavant de personnes
très qualifiées et d’un
volume de main d’œuvre sans
qualification ?
Les discours et cette attitude réactionnaire,
nous devons les combattre en réaffirmant
la place des enfants et des parents d’élèves
dans les établissements scolaires
!
Il ne s’agit pas de mettre l’enfant
sur un piédestal, de le considérer
comme un roi mais bien de réaffirmer
que les adultes doivent l’aider
à grandir en l’incitant
à devenir acteur de sa vie.
Voilà, un programme de fond,
loin de toute démagogie qui n’a
jamais autant nécessité
la co-éducation
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Laïcité
! |
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Laïcité,
dans ce mot, la FCPE y puise son origine,
son histoire, et son identité.
L’École Publique
est laïque.
Accepter tous les enfants quelque soient
leur origine, leur religion, leur coutume,
y compris avec le foulard … telle
est sa mission première.
Enseignants, personnel des collectivités
de l’enseignement public ont par
conséquent le devoir de neutralité
et de respect de l’individu.
Dans
ce contexte, tous les parents d’élèves
ont leur place, au moins comme usagers
d’un service public. Ce droit n’a
pas été acquis sans difficulté.
Souvenons nous de cette période
où nos anciens étaient laissés
devant les portes des écoles au
nom de la Laïcité.
Aujourd’hui, les délégués
parents d’élèves trouvent
leur légitimité dans des
élections démocratiques,
organisées selon des règles
établies par l’Éducation
Nationale, les mêmes d’ailleurs
que celles appliquées au niveau
politique et syndical.
Élus, ils représentent tous
les parents de l’établissement.
Ce droit de représentation est
ouvert à tous les parents et personne
ne peut prétendre le limiter, et
surtout pas les enseignants, au nom de
la laïcité.
Il n’y a pas de bons et
de mauvais parents.
Personne ne peut préjuger de l’engagement
laïque d’un parent d’élève.
Exiger d’eux la « pureté
laïque » n’est certainement
pas le bon combat.
D’abord, battons nous tous ensemble
pour que l’École Publique réponde
aux besoins des familles et de la Nation.La
transparence et l’application des
règles par tous, ce sont là
aussi la raison de vivre de tout service
public.
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